Classe politique et gouvernance

Le constat

Une inadaptation structurelle

  • Une défiance démocratique qui se traduit par une crise de représentation et une défiance généralisée à l’égard des élus et des élites.
  • Une déficience étatique révélée par l’échec des politiques publiques, l’inadéquation des réformes engagées, l’inadaptation des schémas d’organisation.
  • Une défaillance politique : le personnel politique en place ne semble pas à la hauteur des enjeux et n’arrive pas à endiguer la vague populiste.

 

  • Un déséquilibre territorial : la centralisation, le poids administratif de Paris et économique de l’IDF, la France périphérique, le défaut d’aménagement du territoire.
  • Un décalage entre sphère public et monde privé : fonction publique et salariat; idéal républicain et monde réel; bulle politique et aspirations citoyennes…
  • Un dérèglement institutionnel: l’hyperprésidentialisation; la systématisation de la loi; le déséquilibre des pouvoirs, la suradministration.

Ces défiances et ces déséquilibres sont à la fois les causes et conséquences d’une crise structurelle que le retour de la croissance économique, la réduction des déficits, de nouvelles avancées sociétales, de nouveaux progrès sociaux, des innovations technologiques ne suffiront pas à résoudre.

Les propositions

Il faut changer de logiciel et engager un renouveau. Cela passe par un renouveau des idées, une renovation des organisation et surtout le renouvellement des élus.

5 grands chantiers

  • Revaloriser la citoyenneté, en proposant Un pacte de citoyenneté plutôt qu’un nouveau contrat social qui octroie de nouveaux droits (initiative référendaire; consultation sur des projets d’intérêt public; accès à certaines informations notamment dans le cadre de la transparence de la vie publique) en contrepartie de vrais devoirs (acte volontaire, obligations civiques, civiles et parentales)
  • Restructurer la société et s'appuyer sur elle pour réformer l'État. 
    Pour les familles, soumettre les prestations familiales à un « contrat des droits et des devoirs » entre les familles et les organismes payeurs.
    Créer un statut « d’associations/ de bénévoles des services publics » pour déléguer davantage de missions de services publics.
    Faire de l'entreprise le lieu privilégié du débat entre les acteurs sociaux laissant une plus large place à la négociation collective et après avoir redéfini les règles de représentativité syndicales.
    Garder l'État dans son rôle de garant et suppléant et ses pouvoirs et privilèges au strict nécessaire.
  • Réorganiser les territoires
    En préservant la commune, véritable ADN de la France et base de notre démocratie créer le territoire intercommunal. Il sera l'intermédiaire entre la Région et la commune, un espace commun pour les collectivités et l'administration où se rencontreront les acteurs publics majeurs : le député, l'élu local et le représentant de l'État.
    Mettre tous les Français à moins d’1h30 d’une métropole connectée au monde et à moins de 20 minutes des services de proximité de base auxquels ils ont légitimement droit par une politique volontariste d'aménagement du territoire.
  • Restaurer les Institutions
    En conservant l'esprit de notre Constitution, modifier sa pratique et la clarifier pour stopper la dérive de présidentialisation et l'effacement parlementaire. En réviser le texte non pas pour changer de régime, mais introduire une séparation plus stricte des pouvoirs, un retour au septennat éventuellement non renouvelable et le référendum d'initiative populaire.
    Traduire constitutionnellement la réforme territoriale, suppression des Départements et réforme du Sénat.
  • Revitaliser la politique 
    Faire éclater la bulle politico médiatique, de plus en plus en plus virtuelle et déconnectée
    de la réalité elle ne créé plus de valeurs. C'est une bulle surmédiatisée mais vérouillée parce que hermétique aux nouvelles idées.
    Renouveler le personnel politique et décourager la rente politique, limiter le cumul des mandats, diminuer le nombre de collaborateurs de cabinets et de groupes politiques.
    Réinventer les partis politiques, ils sont utiles mais deviennent nuisibles quand ils ne produisent plus d'idées et parasitent la démocratie.
    Basculer 50% du financement public des partis politiques vers les candidats, y compris aux élections locales et régionales, afin de faire émerger une nouvelle offre politique. Ce niveau passerait à 100% à
    l’horizon 2020 et mettre en débat les modes de scrutin (proportionnelle, nombres d'élus locaux).